Mot -valise qui permettrait de remplacer par une tournure verbale plus concise le proverbe" le mieux est l'ennemi du bien" en l'intégrant dans le discours. Les proverbes sont des constructions figées, inutilisables dans une conversation.
Humor.
Faire empirer une situation par excès de bonne volonté.
« Martin avait amélioraggravé son état de santé en surdosant les médicaments que lui avait prescrits son médecin. »
Du français grésiller issu du vieux-francique grisilôn « grêler », combiné à -onde du latin unda « eau agitée, vague ».
Poét.
Désigne le murmure sonore de la grève repoussée par le reflux des vagues.
« Magy détourna son regard du fracas, laissant l’émerveillement s’ancrer dans ses pieds, à l’écoute d’une grésilonde pierreuse qui chatouillait le silence sous ses pas. »
Formé sur le grec ancien eikon (« image »), combiné au suffixe -drie, désignant un état lié aux images.
Philos.
État de malaise postmoderne résultant de la surabondance d’images et de représentations, où la réalité se perçoit uniquement à travers ses reflets filtrés, perdant ainsi sa densité sensible.
« Mireille contemplait les photographies de son voyage davantage que le souvenir du voyage lui-même. Elle éprouvait une icondrie, comme si son existence ne se déployait plus qu’à travers ses propres archives. »
Composé de revers, issu du latin reversus (« tourné en arrière », « face cachée »), et d’usage, du latin usus (« pratique », « manière d’employer »).
Cour.
Part invisible ou délibérément tenue hors du champ perceptif dans les processus de production, de circulation, de maintenance ou de traitement post-consommation d’un bien, d’un service ou d’une technologie. Le terme désigne notamment les infrastructures matérielles, les coûts humains, énergétiques, logistiques ou écologiques que la simplicité apparente de l’usage tend à masquer.
« Milan appréciait la fluidité des plateformes numériques, mais refusait d’ignorer leur revers-d’usage : centres de données, extraction minière, travail invisible et déchets électroniques. »
Du latin lupus (« loup »), combiné à verber de verbum (« mot, verbe »), désignant l'action de donner la parole au loup.
Cour.
Exprimer la parole au nom du loup.
Exprimer, par la parole, la voix d’un être vivant non humain.
« La parole est à la défense ! Mehdi se leva, félin et ardent. Virvoleta, légère comme une libellule, prit la parole. Le jury médusé l’écouta lupiverber jusqu’à la nuit, défendant la rivière menacée. »
Formée sur le verbe « ourler », par analogie avec le fait de border, soulignant la continuité dans le temps.
Oral
Occuper le temps par une présence régulière et continue, revenant si fréquemment que la succession des instants paraît bordée par cette unique présence.
Remplir la durée d’un flux de paroles, d’images ou de signes, de manière à ce que le temps semble enveloppé, sans vide ni silence.
« Mélisandre ourlait le temps de ses messages, déposant à chaque heure un fil invisible sur la journée. »
Du latin radicina (« petite racine ») et mortuus (« mort, inanimé »).
Cour.
Ensemble d'objets, de souvenirs ou de liens conservés par habitude ou crainte de perte, sans qu'ils nourrissent la vie présente.
« Depuis son déménagement, Marianne traîne derrière elle quelques racines-mortes : un service à thé ébréché, trois cartons de livres qu’elle ne relira jamais, et la robe rouge d’un été qui ne reviendra pas. »
Dérivé de rameau, issu du latin ramellus (« petite branche »), avec influence possible du suffixe poétique -éole, évoquant un mouvement léger ou diffus.
Littér.
Bruissement léger des feuilles, branches ou ramures sous l'effet d'un souffle d'air traversant un espace boisé.
Ambiance sonore douce et végétale née du mouvement discret d’un paysage arboré.
« Micheline s’allongea dans l’herbe et laissa la raméole des peupliers accompagner le fil lent de ses pensées. »
Du nom du système d’exploitation Unix, dont le temps machine standardisé (Unix timestamp) débute au 1er janvier 1970, et du suffixe -ie, fréquent dans les noms de doctrines, d’états ou de territoires symboliques.
Philos.
Régime temporel implicite structuré par les systèmes informatiques et la synchronisation numérique mondiale.
Époque historique marquée par la domination des infrastructures computationnelles sur l’organisation du quotidien.
« Mathilde avait cessé depuis longtemps de régler ses journées sur la lumière du dehors ; dans l’Unixie, même l’aube semblait provenir des serveurs. »